Dakar 2026 : L’Effet Papillon au cœur de la mobilisation pour l’avenir de l’eau

Du 25 au 27 janvier 2026, Dakar est devenue pour quelques jours la capitale de la gouvernance mondiale de l’eau puisqu’elle accueillait la réunion préparatoire de haut niveau pour la Conférence des Nations Unies sur l’eau de 2026, précédée d’une journée entière dédiée aux parties prenantes. La coalition de l’Effet Papillon était donc présente pour y porter la voix de la société civile.

Une forte mobilisation

Coordonnée par le Secrétariat de l’Effet Papillon, la présence de la société civile à Dakar a été marquante. Malgré les défis logistiques majeurs liés aux procédures de visa et aux contraintes de financement, plus de 12 membres de la coalition ont réussi à faire le déplacement.

Au-delà des membres de la coalition, nous avons constaté une mobilisation globale de la société civile marquante. Bien que l’organisation d‘un espace séparé pour les parties prenantes puisse parfois donner l’impression de renforcer les « silos », le processus a été exemplaire : les représentants gouvernementaux, les agences onusiennes et les envoyés spéciaux ont activement participé aux débats, et les conclusions des dialogues ont été officiellement restituées en séance plénière. Nous saluons l’organisation réussie de l’évènement, portée par le German WASH Network et ANEW, en collaboration avec UNDESA.

Nos messages clés pour une gouvernance inclusive et durable

En marge des sessions officielles, le Secrétariat a réuni les membres présents pour aligner nos priorités de plaidoyer. Quatre axes majeurs ont été portés auprès des décideurs :

  • Institutionnaliser la participation: nous demandons que la société civile et les jeunes ne soient plus de simples observateurs, mais des co-architectes des processus de décision (notamment dans les dialogues interactifs de la Conférence de décembre)

SIGNEZ LA LETTRE OUVERTE POUR APPELER  L’INTEGRATION DELA SOCIETE CIVILE DANS LES DIALOGUES INTERACTIFS ICI

  • Renforcer la gouvernance mondiale: nous appelons à la reconnaissance d’une crise mondiale de l’eau et de l’eau comme bien commun. Nous plaidons pour des réunions intergouvernementales régulières débouchant sur des accords contraignants.
  • Préparer l’après 2030: Il est temps de définir des cadres partagés pour l’agenda post-2030. Nous proposons entre autres la création d’un groupe consultatif auprès de l’Envoyée Spéciale de l’ONU, composé de représentants de tous les « Groupes majeurs » (société civile, jeunes, académiques etc) et de garder les feuilles de routes communes adoptées consensuellement pour l’atteinte des ODD.
  • Réformer le financement: Améliorer l’allocation des fonds vers les organisations locales et zones les plus vulnérables, tout en augmentant la redevabilité des donateurs internationaux

Co-faciliter le dialogue 

L’Effet Papillon a joué un rôle pivot en co-facilitant les discussions du Dialogue Interactif 5 (L’eau dans les processus multilatéraux) lors de la journée des parties prenantes, aux côtés de AGWA.

Ce rôle a permis d’intégrer nos messages stratégiques dans les documents de réflexion (think pieces) envoyées aux co-hôtes de la conférence (Sénégal et Emirats Arabes Unis) et aux co-présidents du dialogue (Allemagne et Mexique).

Rencontres de haut-niveau

Dakar a également été l’occasion de renforcer nos liens avec les figures clés du secteur :

  • L’envoyée spéciale des Nations Unies pour l’eau, Retno Marsudi: suite à notre lettre ouverte ‘One voice for water’, nous avons pu échanger sur nos recommandations. Nous avons noté un réelle prise de conscience de sa part sur l’urgence de renforcer le multilatéralisme et le rôle du mécanisme de coordination ONU-Eau, et nous poursuivrons les efforts en ce sens.

  • Le Rapporteur Spécial de l’ONU pour les droits humains à l’eau potable et à l’assainissement, Pedro Arrojo: Les échanges ont porté sur la nouvelle « plateforme sociale » qu’il lance pour coordonner les mouvements sociaux et les détenteurs de droits au sein des processus onusiens.
  • Le ministre sénégalais de l’hydraulique et de l’assainissement, Cheikh Tidiane Dieye: Nous avons pu échanger sur les priorités politiques de la coalition, et celle du Sénégal en tant que co-hôte de la Conférence des Nations Unies sur l’eau, et s’assurer de l’inclusion de la société civile lors de cet évènement majeur du secteur de l’eau.

Cap sur décembre 2026

Cette étape à Dakar confirme le rôle du Butterfly Effect comme la plateforme de référence capable de faire le pont entre les acteurs de terrain et les espaces politiques de haut niveau.

Les jalons posés ici ne concernent pas seulement la conférence de 2026, mais tracent également la voie vers 2028 et l’agenda post-2030. Plus que jamais, la société civile est prête à transformer la gestion mondiale de l’eau.