Renforcer l’implication des jeunes au sein du 9ème Forum Mondial de l’Eau de Dakar

À l’occasion de la 5ème assemblée générale du Parlement Mondial de la Jeunesse pour l’Eau et à un an du prochain Forum Mondial de l’Eau (FME) de Dakar, le SIE-SEE s’engage par des actions concrètes en faveur d’une participation plus importante des jeunes dans la préparation et la tenue de cet événement phare du secteur l’eau.

Participation d’étudiants de l’ENGEES au processus consultatif du Forum

Le 19 mars dernier, Le SIE-SEE a coorganisé un atelier de travail avec un groupe d’étudiants de l’ENGEES, l’Ecole du génie de l’eau et de l’environnement de Strasbourg.

Le but de cette journée était de permettre aux jeunes de prendre part au processus Consultatif du 9ème Forum Mondial de l’Eau (Dakar, 22-26 mars 2022), en formulant des propositions et des recommandations sur un des 23 plans d’action proposés par les groupes de travail thématiques du Forum. Les étudiants ont plus spécifiquement travaillé sur la thématique 1F : Renforcer la résilience aux changements climatique et aux catastrophes naturelles.

Ce plan d’action mettait notamment en exergue l’importance de mieux équilibrer les infrastructures « vertes et grises (1)», de renforcer la résilience par la planification stratégique, le renforcement de capacités et les connaissances et d’augmenter le financement et le partage d’expérience dans le développement de projets climatiques.

Par l’analyse critique de ce plan d’action, les étudiants ont notamment fait ressortir les propositions suivantes :

  • Ne pas cloisonner les solutions « hard » et « soft» (2), mais au contraire de les intégrer systématiquement dans les projets ;
  • Accorder plus de financements pour les stratégies d’adaptation au changement climatique et promouvoir des dispositifs de renforcement de capacités accessibles à tous les porteurs de projets, y compris dans les zones les plus  vulnérables.
  • Ne pas évacuer les réflexions liées à l’atténuation du changement climatique face aux mesures relevant de l’adaptation ;
  • Faire plus de place aux sciences citoyennes (3) pour la récolte des données,
  • S’assurer de systématiquement clarifier les objectifs des projets et prévoir des outils d’évaluation et de mesure des résultats, tant pour les solutions hard que soft.

 

Les recommandations des étudiant ont ensuite été intégrées dans le formulaire du processus consultatif ; il reviendra aux groupes d’action du Forum de prendre en considération les contributions reçues dans le cadre du processus consultatif et de les intégrer dans leur plan d’action. Une fois finalisé, le document constituera une base de travail pour la suite de la préparation du Forum et contribuera à la définition des différentes sessions thématiques qui se tiendront à Dakar.

L’organisation de cet atelier a été rendue possible grâce à la participation de :

  • Sandra Nicolle, ENGEES
  • Joana Guerrin et Sara Fernandez (UMR Geste – INRAE)
  • Edouard Boinet, Global Alliances for Water and Climate (GAfWaC)

Notes :

1) Les infrastructures grises regroupent des infrastructures conçues par l’homme pour les ressources en eau, comme les stations de traitement de l’eau et des eaux usées, les canalisations et les réservoirs. L’infrastructure verte peut se définir globalement comme étant un réseau stratégique constitué de zones naturelles et semi-naturelles de qualité, ainsi que d’autres éléments environnementaux, qui est conçu et géré dans le but de rendre de nombreux services écosystémiques et de protéger la biodiversité dans les milieux ruraux et urbains.

2) On appelle solution « hard », dures, le recours à des infrastructures matérielles et physiques « barrages, digues béton, station de traitement…) en opposition aux solutions « soft », douces, axées plutôt sur la mise en place de systèmes permettant d’assurer le bon fonctionnement du service (règlementations, formations des personnels, sensibilisation et implication des population…)

3) Le terme « Sciences citoyennes » ou « sciences participatives » désigne des formes de production de connaissances scientifiques auxquelles des acteurs non-scientifiques-professionnels – qu’il s’agisse d’individus ou de groupes – participent de façon active et délibérée ».

Organisation d’une session « Mobiliser la voix des jeunes pour le 9ème Forum Mondial de l’Eau » lors de l’AG en ligne du Parlement Mondial des Jeunes pour l’Eau.

Cette session organisée par le Comité de pilotage jeunesse du 9ème FME et les Youth delegates du Conseil Mondial de l’Eau avait pour objectif de partager des pistes permettant aux jeunes de prendre une part active à la préparation du 9ème Forum Mondial de l’Eau et d’y faire entendre leur voix.

Les intervenants ont notamment mis en avant plusieurs opportunités s’offrant aux jeunes qui souhaitent particper directement au processus préparatoire du Forum, dont :

  • Participer au processus consultatif et se prononcer sur les plans d’action proposés par les différents groupes de travail du Forum ;
  • Faire labelliser son projet dans le cadre de l’initiative « Dakar 2021 » visant à valoriser des projets exemplaires dans le secteur de l’eau ;
  • Organiser des événements parallèle au Forum afin de mobiliser et de rassembler les jeunes ;
  • S’engager dans la mise en œuvre concrète des recommandations qui émergeront suite au Forum.

Cette session qui rassemblé une cinquantaine de participants incluait des présentations de :

  • Fatimatou Sall, Secrétariat du 9ème FME, Comité de pilotage jeunesse du 9ème FME,
  • Philipp Kruse, Délégué Jeunesse – Europe, Conseil Mondial de l’Eau
  • Karishma Asoodani, Déléguée Jeunesse – Asie et Pacifique, Conseil Mondial de l’Eau
  • Mamadou Guissé, Secrétariat du 9ème FME

L’enregistrement de cette session sera très prochainement disponible sur la chaine youtube du SIE.

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